mercredi 11 janvier 2012

Petite balade enneigée et ensoleillée

Le quartier où nous sommes fait partie des quartiers qui étendent les limites de la ville. Je veux dire que les rues se prolongent au fur et à mesure que les maisons se construisent. Et elles poussent comme des champignons, l’immobilier n’est pas en crise !

Quand nous sommes arrivées, en juillet dernier, il y avait un bloc en construction. Un mois après à peine, c’était celui d’en face qui s’élevait. Entre deux, il y avait un terrain vague qui communiquait avec une zone non construite car elle est en-dessous des lignes à haute-tension (encore que, il y a une autre place dans la ville, où un nouveau lotissement sort de terre pile en dessous des mêmes lignes !). Tous ces nouveaux logements se construisent en fait sur des zones humides et même marécageuses. Cooky en avait fait la mauvaise expérience : on avait traversé cette grande zone pour rejoindre un boisé et au retour par un autre côté, il s’était complètement embourbé (voir photo ici).

Bref, voilà, que le terrain vague, tout aussi humide, est maintenant loti de deux autres blocs, presque finis. Au bout de cette rue, un petit boisé bordé par une mini rivière qui humidifie toute la zone, si bien que l’été c’est trop boueux pour s’y promener. Le printemps et l’automne aussi d’ailleurs. J’attendais donc que le froid gèle tout ça et que la neige recouvre les lieux pour pouvoir passer. C’est chose faite, voici une promenade qui change le parcours quotidien de la balade du pitou ! Et sous le soleil en plus !

mardi 10 janvier 2012

Solutions locales pour un désordre global

Dans la série “Mes combats”, je voudrais vous faire partager ce film. Après l’avoir vu vous ne pourrez pu penser que nous ne pouvons rien faire pour que ça change. Je préfère vous copiez les mots de la réalisatrice que de reformuler maladroitement...

"Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives." Coline Serreau.

“J'ai voulu que la parole soit portée autant par les théoriciens et ténors des différents mouvements que par les paysans et les petites gens qui sont les vrais acteurs et inventeurs des changements.
Je ne voulais pas faire un film qui culpabilise et déprime les gens.
En ce moment, chacun se débrouille comme il peut dans cette société malade et, pour la majorité des gens, la question de la survie économique se pose tous les jours : comment vais-je payer mon loyer, trouver un travail ou ne pas me faire licencier, payer les études de mes enfants, manger sainement sans me ruiner, aurai-je une retraite ? Nous avons la responsabilité de changer de système, oui, mais responsabilité n'est pas culpabilité.
Il fallait d'abord mettre des mots vrais sur les chimères dont on nous berce : la réalité c'est qu'un petit nombre concentre chaque jour plus de richesses dans ses mains, tandis que la majorité s'appauvrit inexorablement. Et les problèmes écologiques sont la conséquence de cette organisation de la société qui valorise l'exploitation, la prédation et le profit plutôt que les forces de vie.
Une fois qu'ils auront vu cette réalité et les dégâts qu'elle engendre, les gens, en leur âme et conscience, selon le cours de l'histoire, feront ce qui leur semble juste et bon pour eux, ce n'est pas à moi de leur donner des conseils.
Avec ce film, je montre qu'il existe partout dans le monde des gens qui, sans se connaître, font la même chose, ont la même philosophie de vie et les mêmes pratiques envers la terre nourricière.
Mettre en lumière cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité, c'était vraiment le but du film. Je voudrais qu'après avoir vu le film, les gens aient de l'espoir, et l'envie de commencer tout de suite à agir et à inventer partout leurs propres solutions.”

Voici la bande-annonce

 

“Une des solutions c'est un «retour en avant» : retrouver à travers de petites structures locales une autonomie alimentaire sans produits chimiques, qui nous rende notre liberté et assure notre subsistance.
C'est ce que Vandana Shiva appelle la réinvention de la démocratie. Cette nouvelle démocratie, qui permet de faire le lien entre la terre et l'assiette, n'est pas en lutte contre les inventions techniques et la modernité des communications, il ne s'agit pas d'un retour à l'âge des cavernes.
Il s'agit d'exiger notre droit à nous nourrir par nous mêmes, notre droit à la santé et notre liberté à travers l'autonomie. Nous ne pouvons plus dépendre du bon vouloir des marchands et des politiques en ce qui concerne notre survie. Il ne s'agit pas d'un retour en arrière mais d'un changement de paradigme pour assurer notre futur.”

 

Un lien pour le télécharger :
http://uploading.com/files/4a2c88mf/Solutions%2Blocales%2Bpour%2Bun%2Bd/

Et le lien pour aller plus loin : http://www.solutionslocales-lefilm.com/

 

Dans la même idée, hier, passait l’émission de Yann Arthus Bertrand “Vu du ciel”. C’était sur le Japon. Edifiant ! Et la conclusion est la même que celle du film. Je ne peux pas vous mettre de lien vers la version en ligne du reportage car elle se limite à une diffusion en Europe, mais je vous conseille vraiment de la regarder aussi !

lundi 9 janvier 2012

Photo du jour

Coucher de soleil sur le Mont St Hilaire, sur la rive sud, vers Montréal.

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samedi 7 janvier 2012

J’ai testé pour vous... les urgences !

Ah ah, ça donne envie, hein ?? Mais pour ceux qui ne le savent pas encore, les urgences au Québec ont encore moins bonne réputation que les urgences en France, c’est dire...

En fait, j’avais déjà testé, en septembre dernier, pour un problème à un œil, mais j’avais du repartir avant de voir un médecin car je travaillais. L’idée quand tu vas aux urgences, c’est de prévoir ta journée entière.

En fait, le problème n’est pas que le service soit mal organisé ou que les gens ne soient pas compétents, loin de là, mais il n’y a pas assez de médecins, surtout de médecins de famille (l’équivalent de nos généralistes). Il y a ainsi énormément de gens qui n’ont pas de médecin traitant et qui n’en auront probablement jamais, comme moi. Il n’y a même pas vraiment de liste d’attente pour en avoir. Et même le fait d’avoir un médecin de famille ne te permet pas d’aller le consulter au pied levé pour une grippe ou un bobo quelconque. Pour avoir un simple rendez-vous il y a plusieurs mois d’attente. C’est presque comme les ophtalmologistes en Normandie, il faut prendre son rendez-vous annuel, un an et demi en avance !

Voilà comment, juste pour avoir un médicament qui n’est délivré que sur ordonnance, tu te retrouves aux urgences pour la journée ! Ou alors, quand tu as un bobo que tu voudrais faire contrôler par un médecin. En septembre dernier, quand on est parti camper au Lac St Jean, le crochet en plastique au bout d’un tendeur de la tente m’est revenu en plein dans l’œil. Ca m’a fait super mal et je n’y voyais rien pendant quelques minutes. Mais depuis j’ai des flashs récurrents qui parcourent le bas de mon œil. Comme ça m’inquiétait quand même un peu, j’aurais aimé faire voir ça à un médecin. Voilà pourquoi j’avais passé une matinée aux urgences avant de laisser tomber pour aller travailler. J’irai voir un ophtalmologiste un de ces quatre.

J’en viens enfin au sujet du jour : le vrai test !

L’incident : jeudi soir, je passe le balai dans le café. Pour ça, je déplace les tables et les chaises, le balais dans une main, l’autre qui opère. Là a été mon erreur, car une des tables a basculé et m’a échappé : elle est tombée directement sur mon pied. Sauf que ce sont des grosses tables bien lourdes et ça m’a fait super mal ! Sur le coup, ça m’a un peu sonné, genre un coup d’adrénaline et j’ai pris sur moi la douleur en me disant que ça allait passer (comme quand tu te cognes quelque part). Mais après avoir fini de balayer la salle, je commençais à avoir vraiment mal et puis ça avait bien gonflé. Le lendemain mon pied était bleu mais je n’avais pas le choix d’aller ouvrir le café. Je me suis fait remplacée pour le restant de la journée et on est parti aux urgences.

Les urgences : arrivés à 8h30, il y a déjà au moins 60 personnes ! Tellement pleines, qu’on ne trouvait même pas les sièges rouges réservés aux personnes qui attendent d’être “triées”. Là, on comprend que les gens qui arrivent avant 8h prennent un numéro et qu’il faut qu’on attende d’abord que ces 60 personnes là, soient passées, puis que la quinzaine de personnes sur les chaises rouges passent au triage, avant d’être enfin enregistrée !

Ca nous a mené comme ça jusqu’à 11h45, avant que je passe au triage. C’est-à-dire qu’à cette étape, l’infirmière qui te reçoit évalue ton cas et te classe par ordre de priorité. Elle m’a rempli la déclaration d’accident du travail et m’a envoyée directement passer une radio.

Après la radio, je suis allée faire ma carte d’hôpital et on s’est ré-assis en salle d’attente. On pensait en avoir encore pour 2 heures, mais mon cas devait pas être si grave (ce qui est quand même rassurant). On a donc eu le loisirs d’observer la population présente et de discuter parfois avec des gens. Certains étaient là depuis 6h, juste pour récupérer une ordonnance et pouvoir aller chercher un médicament ! Il y avait aussi une dame avec sa petite fille, depuis 6h45 aussi. Ils ne sont passé que vers 17h !

Notre tour est finalement venu : 18h15, je rencontre le médecin. Le hasard fait qu’il s’agit d’un client ! Mieux, c’est un français et je lui avais donc déjà parlé : un havrais qui a travaillé un  temps à J. Monod !

Pour la fin de l’histoire passionnante de ma mésaventure : le pied n’est a priori pas cassé, mais les ligaments ont été écrasés, c’est pour ça que je peux pas vraiment marcher. Il veut m’arrêter 6-8 jours, mais ça ne me tente pas, car comme je suis gérante, ça va être à moi de trouver à me faire remplacer. En plus, j’estime être capable de faire des travaux assise au bureau, donc une bonne partie de ma gestion. Donc je repars avec un arrêt de travail avec autorisation de travaux légers pour 8 jours et un pansement à l’alcool à 70° à garder 10 minutes (à faire 3 fois par jours).

Conclusion : la prochaine fois que j’aurai à aller aux urgences, ce sera en ambulance, sinon, mieux vaut endurer et se débrouiller ! Dans mon cas, je n’avais pas le choix car c’était un accident du travail. Bon, en fait, tous les gens présents n’avaient eux non plus pas le choix, c’est ça le problème !  Alors, j’ai fait comme tous les québécois, j’ai patienté 10h (heureusement que mon chéri était là !), tout en jacassant sur ce dysfonctionnement et en espérant qu’il soit résolu, un jour... si possible avant que j’ai besoin d’y retourner !

jeudi 5 janvier 2012

Dossier envoyé !

Ca y est le dossier pour le fédéral est parti ! Là encore c’était toute une organisation. Déjà il fallait remplir plusieurs formulaires avec des infos aussi variées que mes lieux de travail des 10 dernières années (avec attestation des employeurs !), mes études (avec diplômes et notes), là où sont nés et où habitent mes parents et mes sœurs, etc... Il m’a fallu aussi récupérer un Acte de naissance et un certificat de police avec mon casier judiciaire !

Comme ils essaient de simplifier et de moderniser les choses, ils sont passés au traitement informatique. Mais attention la technologie ne concerne pas l’ensemble du dossier, ça serait trop d’avance technologique d’un coup ! Le premier formulaire peut être rempli et enregistré sur l’ordinateur, mais surtout il doit être “validé” (facile, on clique sur le bouton valider). Apparemment ça protège les données rentrées et ça génère une page de codes barres pour un traitement plus rapide. Sauf que j’ai jamais réussi à le recommencer et à le revalider. Résultat j’ai gardé la version avec la mention “validé” et j’ai rajouté les choses qui me manquaient à la main. hummm, pas terrible, mais c’est le plus moderne !

Deuxième formulaire : celui là, on le télécharge aussi sur le site du gouvernement, on le remplit à l’écran, sauf qu’on ne peut pas l’enregistrer et y revenir plus tard. Donc faut tout bien faire du premier coup ! Là aussi, j’ai complété à la main parce que les cases n’étaient pas bien formatées (“forcément ça dépend, ça dépasse!” Clignement d'œil)...

Alors, j’imprime mes documents, je fais faire mes 4 photos millimétrées, je réceptionne les lettres des employeurs (il m’en manque une mais qui sait quand elle arrivera, alors je leur enverrai quand elle sera là !), je fais des copies de mes diplômes que je certifie conformes aux originaux moi-même devant un greffier (sinon il faut passer par un commissaire et ça traine encore, surtout que les diplômes ont déjà été étudiés par le Québec), j’ajoute le certificat de naissance et celui de police, les copies des passeport, permis de séjour et autorisations d’entrée, je vérifie que tout y est grâce à la liste de contrôle et je mets tout dans l’ordre, je passe des heures à savoir à quelle adresse envoyer ce dossier vu que ça change tous les 4 mois et à démêler le problème du paiement. Nous y voilà, comment payer les quelques 1040 $ demandés ? Là, je me dis qu’avec des avancées technologiques comme les codes à barre et les formulaires à télécharger, je devrais pouvoir payer en ligne. Eh ben non ! Ok alors, je vais faire comme le dossier pour le CSQ, faire une traite bancaire. Eh ben non, non plus ! Je tombe des nues, je relis dix fois la page, je clique et reclique à droit et à gauche, non, apparemment il faut que je commande un papier officiel avec lequel aller à la banque, via un formulaire en ligne (ouf!) que je recevrai par la poste sous 2 semaines ! Arrrhhh !! Pouvaient pas le dire avant, câlice ! Ca fait des mois que je prépare ça pour que ça parte au plus vite vu le délai de 13 mois annoncé et je me retrouve à attendre un ostie de papier par la poste ! grrr... ce jour là, évidemment j’ai rien gagné à la Poule aux œufs d’or non plus !

Bon, vous me direz, je ne suis plus à deux semaines près, mais mes nerfs oui ! Enfin, après le fameux paiement, direction la photocopieuse, histoire de garder une trace de ce que j’ai effectivement envoyé, puis la poste, envoi suivi vu qu’ils mettent au moins 2 mois avant d’accuser réception, je préfère être rassurée que mon dossier est bien arrivé(12.2$, on n’est plus à ça près non plus !) et le tour est joué ! Ya plus qu’à espérer que tout soit correct et attendre les instructions pour la visite médicale.

Comme j’aime ça faire des dossiers pour l’immigration, pourquoi je ne me lancerai pas dans un 6è dossier ? En fait, j’ai pas ben ben le choix, puisque mon permis actuel se termine en mai 2012 et que je n’aurai pas la Résidence Permanente avant... décembre 2012, si tout va bien. Après le PVT, le JP, le MJT, le CSQ et la RP, je vais me plonger dans le CAQ du MICC puis demander à mon employeur de faire une demande auprès de RHSDC, ou quelque chose dans ce genre là !

mardi 3 janvier 2012

Mercedes Sosa

Puisque ce blog tend à perdre sa vocation d’origine qui était d’être une sorte d’album photos souvenirs/journal de bord de mon expatriation au Québec, pour moi, ma famille, mes amis, ne soyez pas étonnés, désormais, d’y trouver des choses sans aucun rapport avec ma vie au Québec (comme mes publications de publicités !).

Ce soir j’ai juste envie de vous faire partager ou découvrir la voix de cette artiste Argentine qui me touche toujours autant : Mercedes Sosa.

dimanche 1 janvier 2012

Le brunch du 1er janvier !

Pour nous, 1er janvier signifie : REPOS ! Alors quoi de plus normal que de bruncher à 15h ?? Miam !
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1 œuf retourné, bacon, jambon, beans à l’érable, cheddar, frites et ketchup (pour remplacer les patates), pain grillé, confiture et beurre et pour se donner bonne conscience, un bon verre de jus de pamplemousse et une banane.... au sirop d’érable !
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